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Journée 100 % bio et locale dans les restaurants scolaires des lycées
Le 22 septembre 2026, à l’occasion de la Journée européenne de l’agriculture biologique, 63 restaurants scolaires des lycées (sur 117 au total) se sont mobilisés pour proposer un repas 100 % bio et local. Plus de 30 000 élèves, enseignantꞏes et autres membres de la communauté éducative en ont bénéficié.
Cette initiative s’inscrit dans la politique de relocalisation des achats alimentaires portée par la Région, avec l’objectif d’atteindre 75 % de produits bio et ou locaux dans les assiettes des lycéenꞏnes d’ici 2028. Au-delà de cet objectif chiffré, la démarche porte un véritable choix de société. Mieux approvisionner les cantines permet de soutenir l'agriculture et les filières et d’accéder à une alimentation de qualité. C’est aussi faire de la restauration scolaire un outil concret de sensibilisation des jeunes au bien manger, aux produits de saison et à une alimentation durable et de proximité.
Ces actions font écho aux préconisations formulées par le CESER en 2020 dans son rapport "Accompagner la transition vers une alimentation locale, bio et durable en restauration collective". Le CESER suggérait de mieux structurer la filière alimentation en formulant des préconisations concrètes sur la production de l'alimentation de proximité et la restauration collective en favorisant notamment la connaissance de l'offre locale.
Pour le CESER, " Les enjeux posés par la question alimentaire ne se limitent pas seulement à une question de micro-économie réduite à la consommation par les ménages, ou la gestion d’un service de restauration collective. Ils soulèvent des questions de santé publique, relevant des secteurs sanitaire, social, éducatif et environnemental. La réappropriation de la question alimentaire par le territoire repose sur des facteurs de réussite identifiés et des outils déjà existants. Il doit bénéficier d’une volonté politique constante et d’un schéma à moyen et long terme concerté. Concernant des domaines techniques spécifiques, tels que la gestion de l’eau, intrinsèquement liée aux enjeux de l’alimentation de demain, une réflexion sur la gouvernance incluant la société civile, les acteurs privés et les institutionnels est impérieux.
Les rencontres avec des producteurs et distributeurs invitent à des échanges collectifs sur les objectifs atteignables. La réalité des territoires met en exergue également des pratiques vertueuses en faveur d’une production locale, d’une démarche éthique et responsable. Il manque des passerelles pour faire système entre l’objectif et la réalisation. Le pilotage doit permettre d’éviter une dispersion des efforts et des financements, notamment en identifiant les filières méritant un ciblage d’accompagnement, eu égard à l’impact sur le territoire de manière pérenne.
Les réponses pour permettre une alimentation saine, de qualité et de proximité obligent à une vision systémique des différentes filières, en amont et en aval, un pilotage resserré et cohérent des financements, y compris nationaux et européens, une promotion plus volontariste et ambitieuse de nos filières locales. Une alimentation durable et locale implique une approche globale."